Quand entreprendre, c’est se défaire du “syndrome du salarié”

Quand entreprendre, c’est se défaire du “syndrome du salarié”

Ce matin, j’ai commencé ma journée à 9h30.
Et pendant quelques minutes, je me suis sentie… comme une touriste.

Une petite voix intérieure m’a rappelé le modèle du “salarié exemplaire” :
“Tu abuses là, 9h30 c’est tard.”

Pourtant, la veille, j’avais mangé devant mon ordinateur (comme trop souvent) et travaillé le dimanche.

Cela fait maintenant 7 ans que je suis entrepreneure.
Et il m’arrive encore d’être rattrapée par ce que j’appelle le syndrome du salarié.

Le syndrome du salarié : une culpabilité tenace

Quand on se lance à son compte, on gagne en liberté… mais pas forcément dans sa tête.
Ce syndrome, c’est :

  • cette culpabilité quand je ne commence pas à 8h30 pile,

  • cette impression qu’il faut “mériter” sa liberté,

  • cette peur de ne pas en faire assez si je ne souffre pas un peu au passage.

Apprendre à changer de posture

Peu à peu, j’ai compris que je ne pouvais pas prendre seulement les désavantages de l’entrepreneuriat (incertitude, charge mentale) et laisser de côté les libertés qu’il m’offre.

Alors j’ai commencé à faire différemment :

  • Je m’accorde des pauses de 5 minutes dès que j’en ressens le besoin.

  • Je ne travaille pas le mercredi, sauf si j’ai vraiment l’énergie et l’envie.

  • Je bloque des demi-journées “projets” où je ne traite que les urgences.

  • Je travaille parfois avec un podcast ou de la musique, parce que ça m’aide à me mettre dans le bon état d’esprit.

Résultat : je culpabilise (presque) plus.

Une organisation à mon image

Mon travail n’a plus besoin de ressembler à un emploi du temps imposé.
Mon organisation peut être :

  • adaptée à mon énergie,

  • fidèle à mon rythme,

  • et surtout 100 % à mon image.

Depuis que j’ai accepté ça, je me sens plus efficace, créative et alignée.

L’entrepreneuriat, un déconditionnement progressif

Pour moi, entreprendre ce n’est pas seulement un statut.
C’est un chemin de déconditionnement, une façon d’apprendre à écouter mon propre rythme plutôt que de reproduire celui qu’on m’a inculqué.

Et parfois, ce chemin commence à 9h30.

Et vous, vous le connaissez, ce “syndrome du salarié” ?

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